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Ferme pédagogique Kass-Haff à Rollingen

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A flanc de coteau, entre Lintgen à Rollingen, le «Kass-Haff» a une vue imprenable sur la vallée de l'Alzette et une vision peu commune de ce que doit être une exploitation agricole. Du point de vue de ses initiateurs, Tom Kass et Anja Staudenmayer, paysans biodynamiques, la ferme est «un lieu d'échange et de rencontre ouvert à tous». Aux consommateurs mais aussi et surtout aux enfants que Tom et Anja accueillent par milliers chaque année.
La ferme Kass-Haff reçoit aujourd'hui le Prix «Hëllef fir d'Natur 2017»!
 
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Le prix sera remis ce mercredi à Anja et Tom au Musée national d'histoire naturelle à Luxembourg en présence de pas moins de quatre ministres dont le Premier Ministre, Xavier Bettel.

Comme le souligne le jury, formé de représentants du musée, des ministères de l'Environnement et de la Culture, et de la Fondation Hëllef fir d'Natur, ce prix récompense leur travail de longue haleine et «le remarquable engagement de leur projet de ferme pédagogique et éducative, ouverte aux écoles et intéressés; à la création et la restauration d'habitats naturels; à l'agriculture biologique dynamique menée et à l'intégration de leur ferme dans la société civile».

Il est doté d'une enveloppe de 5.000 euros.
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Le Kass-Haff c'est plus qu'un corps de ferme. C'est un mini village, pensé comme un lieu où l'on peut jouer, carresser les animaux, les observer, apprendre, flâner en famille, faire du yoga ou du Pilates mais aussi acheter des aliments bio produits sur place.

Lancé fin 2013 avec le soutien d'Oikopolis participations et l'aide financière de 24 personnes privées (qui détiennent 10% des parts de la Sàrl) le Kass-Haff fonctionne sur le mode des communautés - comme il en existe un peu partout aujourd'hui en Europe - qui soutiennent le maintien d'une agriculture de proximité.




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Mais au lieu de limiter ce partenariat de confiance entre les consommateurs et la ferme à un groupe restreint de personnes, «nous voulons l'élargir. L'idée c'est de créer une très grande communauté de personnes qui se sentent concernées par ce qu'on fait ici», résume Tom Kass.

A commencer par les enfants à qui la Terre «appartiendra» demain.

Tom et Anja, parents de quatre enfants, ont développé leur ferme pédagogique «pour que les enfants aient à nouveau un lien avec la terre et la réalité».
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«En 2003, la Maison de la nature à Kockelscheuer nous a demandé si nous voulions accueillir des groupes de jardins d'enfants de Luxembourg-Ville et nous avons dit oui», raconte Tom.

Le couple de fermiers a très vite reçu «entre 60 et 80 groupes» sur la période s'étalant entre novembre et avril.

Quinze ans plus tard, «on reçoit près de 300 groupes par an. De sorte que plus de 6.000 enfants passent chaque année ici», glisse Tom avec ce bonheur que ne dissimuleront pas ses pattes d'oies au coin de l’œil.
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Mais pas question de proposer aux institutrices ou aux parents des «formules» bien calibrées et mâchées d'avance. Tom refuse. Il connaît le rythme de l'enfant et sait que la magie naît avec le temps et les sens.

«Mon premier but est d'accueillir un enfant et de le voir repartir heureux d'ici. Même s'il ne reste que trois heures, il a changé un petit peu», glisse humblement Tom.



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Mais comment s'y prend-il?

C'est simple comme bonjour: «Les enfants m'accompagnent au travail», pose Tom. «Ce n'est pas comme dans une salle de classe, à la ferme je peux leur offrir toutes les plus belles choses». Le droit de toucher, de tester, de se faire lécher la main par un veau, de donner à manger aux cochons, de se salir, de sauter dans la boue, d'aller voir les poules, les vaches dans la prairie, de monter sur le tracteur, etc.

«Quand j'attrape un seau avec  des céréales, tchac! ils plongent leurs petits mains dedans! Ils voient les céréales mais les sentent aussi. C'est la vérité des choses. Je leur dis qu'ils peuvent aller dans la grange jouer dans le foin et quand ils reviennent ils me disent que ça gratte. Alors ils savent ce qu'est la paille!», s'amuse Tom.
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L'attrait premier de la ferme pour tous ces visiteurs c'est évidemment le contact direct avec tous les animaux.

Une trentaine de vaches, des Montbéliardes, sont quotidiennement bichonnées par Willy, le papa de Tom, agriculteur «à la retraite».

Il y a aussi des veaux, les chèvres, les cochons tâchés de la race Schwäbisch-Hällisches Landschwein, près de 200 poules, 5 coqs et le fidèle Lucky, le border collie qui ne lâche pas Tom d'une semelle.
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Une activité s'est particulièrement développée ces derniers temps alors qu'elle est proposée depuis une dizaine d'année déjà au Kass-Haff: les fêtes d'anniversaires. C'est dans l'air du temps.

«Au départ nous avions pensé que ce n'était pas une clientèle agréable parce que consommatrice», confesse Tom. Mais comme «les parents amènent obligatoirement leur enfant à la ferme et reviennent pour les récupérer ensuite, ils regardent un peu, circulent sur le site, vont au magasin, posent des questions, font des compliments. De sorte qu'on crée un lien très direct avec eux», reconnaît volontiers Tom aujourd'hui.

Les fêtes d'anniversaire représentent  à présent la moitié des groupes qu'il accueille. La communauté s'élargit.
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Pour dix-neuf enfants âgés de 3 à 6 ans, la ferme fait carrément partie du quotidien. Ils y viennent tous les matins parce qu'ils sont scolarisés à l'école Waldorf créée au cœur du mini village.

L'étable, la grange, le poulailler sont leur cour de récréation. Tout comme les prairies et forêts alentours. Dans leur école, Tom le fermier, est un personnage central.
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Mais il y aussi un endroit au Kass-Haff où, par contre, les visiteurs ne peuvent pas mettre les pieds: la fromagerie. «C'est pour des raisons hygiéniques!», explique Christian Schleimmer.

Le fromager employé par BIOG, la coopérative agricole des producteurs biologiques, transforme «entre 1.500 et 2.000 litres de lait par semaine. Ça dépend des commandes mais aussi des quantités de lait que donnent les vaches de Tom.»
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A la fromagerie, le lait est transformé en «Stoffi», du fromage blanc frais, mais peut aussi prendre la forme ronde du «Kléngen Mëllen», un fromage en forme de camembert. Des tests sont d'ailleurs en cours pour tenter de produire un fromage plus fort qui pourrait s'appeler le «Sténkert».
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«Made in Kass-Haff», pas moins d'une trentaine de produits sont directement proposés à la vente au magasin bio Naturata qui se trouve sur le site.

C'est Anja qui gère la boutique. Elle sait parfaitement ce qu'elle vend et cultive l'indispensable lien avec les clients en demande de produits authentiques.

Avec une fierté dissimulée, Tom nous montre la «Zossiss» bio au rayon charcuterie, ses fromages, ses yaourts «maison», sa sauce bolognaise, ses oeufs frais, déposés dans un panier, etc.

Le magasin «commence à faire du profit. Nous avions débuté avec 80 clients par jour. Maintenant on est au double. Dans les bonnes journées, il y en a encore plus.»
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             Reportage: Maurice Fick

             Photos: Gerry Huberty
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